Chapitre 4.
Je ferme les yeux sans pouvoir voir qui est ce qui est rentré chez moi ! Et puis je m'en fou un peu. Je vais rejoindre un monde tranquille. J'entends quelqu'un qui ouvre la porte et qui cris de stupeur. Je la reconnaîtrais trop bien cette voix. Je la connais depuis que je suis tout petit. Celle que j'ai rêvé d'entendre depuis un an. IL me supplie de rester avec lui, qu'il n'est rien sans moi. Tu parles pendant un an, il ne sait pas soucier de moi. Mais c'est trop tard, je ne peux plus faire marche arrière et même si je pouvais je ne le ferais pas, je veux qu'IL souffre autant que j'ai souffert. J'ai l'impression que mon âme détache de mon corps. Un tunnel blanc apparaît dans mon champ de vision. Je me sens flotté et tellement bien. Je crois que mes souffrances sont entrain de prendre fin. J'arrive au bout du tunnel et c'est là fin...
Je suis entrain de battre des yeux. Une fois bien ouvert, je vois que je suis dans une salle toute blanche. C'est ça le paradis ? A moins que je sois en enfer ? Je tourne la tête de tous les côtés. Je vois des machines qui font un bruit épouvantable. Oh non me dites pas que j'ai survécu ? J'entends la porte s'ouvrir sur un homme et une femme en blouse blanche avec un tas de papier dans les bras. Mais c'est quoi ce bordel ?
• Euh...excusez moi, je suis au paradis ?
• Bien sur que non Mr Kaulitz, je suis le docteur qui vous a pris en charge quand vous êtes arrivés pour tentative de suicide. Alors comment vous sentez vous ? Me dit le docteur.
• Un peu perdu et désorienter !
• C'est normal et temps donner que vous avez perdu beaucoup de sang mais on vous a mit une perfusion sanguine pour régulariser tout ça. Sinon vos parents, vos amis ainsi que votre frère, sont présent à l'accueil, est ce que vous désirez que je les fasse monter ?
• Oui mais uniquement mes parents et mes amis !
Il hoche la tête et sort de ma chambre. Mon frère est là mais c'est impossible. Surtout que la saison d'hiver va bientôt commercer. De toute façon, je veux plus le voir. Il m'a fait trop mal. Et maintenant, je vais devoir affronter mes parents et mes amis. Franchement, j'aurais préféré crever. Georg, Andy, Gustav et Chris sont comment dire, assez protecteur sur les bords. Je vais avoir droit à une remontrance digne de ce nom. Surtout si je dois rajouter le savon que mes parents vont me passer. Je suis vraiment dans la merde, c'est le cas de le dire. J'entends quelqu'un toquer à la porte, je dis un « entrer » et je vois la tête de ma mère avec les yeux rouges, suivit de mon père qui fait un brève sourire mais qui sonne faux et mes quatre compères qui ont une mine affreuse avec les yeux gonflés pour Andy. Je suis vraiment triste de leur avoir fait subir ça. Ma mère se met à côté de moi et me sert la main. Mon père prend place au siège à côté de la fenêtre. Les mecs s'appuient contre le mur en face de mon lit et me regarde. Le silence règne dans la chambre.
• Comment tu te sens ? Me dit ma mère.
• Ça va, ne t'inquiète pas !
• QUOI ? TU NOUS DIT DE PAS NOUS INQUIETER ALORS QUE BILL T'AS TROUVE A MOITIE MORT DANS TA SALLE DE BAIN ! TU TE FOUS DE NOUS OU QUOI ? Hurle Georg.
• Je suis tout à fait d'accord avec Georg ! Annonce mon père.
• Tom, pourquoi tu as fait ça, hein ? Me demande Gustav.
• J'étais seul !
• Mais non tu n'étais pas seul, tu nous avez nous ! Rétorque Chris.
• Malgré le fait, que je vous ai, j'étais seul. Quand je rentrais chez moi le soir, j'étais seul. Je me sentais abandonné. Quand Bill est parti, une partie de moi est morte en même temps. J'avais plus envie de rien. Bill était ma vie. Devant vous, je faisais bonne figure parce que je voyais à quel point vous étiez triste mais au fond de moi, je mourrais de seconde en seconde. Dis-je entre deux sanglots.
J'éclate littéralement en pleure. Ma mère me prend dans ses bras, suivit des autres. Je vois une larme qui coule sur la joue de mon père mais il l'essuie d'un revers de main. Il est comme ça mon père, il est très sensible mais il ne laisse rien paraître. Je crois que j'ai hérité de lui pour ça. Mes spasmes finissent par ce calmer. Je me demande ce que fait Bill ? Pourquoi il est revenu ? Pourquoi il ne pas m'a pas donné de nouvelles depuis un an ? Pourquoi est-il arrivé au moment où il ne fallait pas ? Pourquoi m'a-t-il sauvé ? Est-ce qu'il s'inquiète pour moi dans le hall de l'hôpital ? Est-ce qu'il culpabilise en se rongent les ongles ? Toutes ces questions se bouleversent dans ma tête. Je sens alors le corps de mes amis et de mes parents me quittés. Ma mère m'adresse un sourire au quel je réponds. Je regarde un peu la chambre dans la quel je me trouve ! Et dire qu'au début, j'ai cru que j'étais au paradis. Si le paradis ressemblait à ça, je crois que je signe direct pour l'enfer. Mon regard finit par s'arrêter sur mes poignets, deux énormes bandages qui me prend tout l'avant bras, sont enroulé autour. Quand j'y repense, c'est vraiment con de vouloir ce suicider à 19 ans. Faut vraiment plus avoir d'espoir ou de raison de vivre. C'est bien mon cas ça. Qu'est ce que je vais pouvoir faire maintenant, surtout que Bill est de retour. Je sais que je serais obligé de le revoir un jour ou l'autre. Mais si vous saviez comme je languie pas ce jour. Je redoute ce jour. On discute encore un peu mais je sens que dans un moment il va avoir un sujet que je ne veux pas abordé. Comme si ma mère avait entendu mes pensées, elle me demande pourquoi je ne veux pas voir Bill ?
• Je ne veux plus le voir tout simplement !
• Mais pourquoi ? C'est ton frère quand même ! Rétorque ma mère.
• C'était mon frère, ce ne l'est plus depuis qu'il m'a abandonné.
• Tu nous fait quoi là ? Un caprice de gamin ?
• Un caprice de gamin ? Non maman, je ne nous fais pas un caprice de gamin. Toi, tu ne sais pas ce que sait d'avoir une s½ur jumelle qui t'abandonne du jour au lendemain pour aller défiler. Ok, il voulait vivre son rêve et je le respecte mais il pouvait me donner des nouvelles de lui, ça lui aurait pas arracher un poil du cul ! Dis-je énerver.
Ma mère va pour répondre mais elle est vite reprise par mon père qui lui dit de se taire. Merci papa. Lui, au moins il me comprend. Les mecs trouvent vite un sujet de conversation sur le prochain rallye qui va se dérouler en Allemagne. Mon père, fou de voiture de course se prête vite à la conversation, ce qui fait soupiré ma mère. Et oui maman, c'est ça quand on est entouré de mecs. Elle prétexte une soif soudaine et descend à la cafétéria. La connaissant comme je la connais, je suis sur qu'elle va informer Bill de mon état. Bill et elle, on toujours était très complice, moi c'est plutôt avec mon père. On parle encore un peu. Ma mère n'est toujours pas revenue. Je crois que ça la vexer notre légère dispute. Une superbe infirmière en blouse en blanche débarque dans ma chambre après avoir légèrement toqué. Elle annonce à mon père et mes amis, que les heures de visites sont finit et qu'il faut que je me repose. Ils me sert chacun dans leurs bras en m'embrassant sur le front puis ils partent. Elle se rapproche de moi, je ne peux pas m'empêcher de la regarder. La blouse lui va super bien, c'est un peu un de mes fantasmes. En plus, elle a l'air jeunes. Elle se saisit de mon bras gauche et défait les bandages pour nettoyer la cicatrice. Ce n'est pas très joli. Je pense que ça va laisser quelques traces. Elle refait le même manège du côté droit. Mais elle ne le recouvre pas tout de suite des bandages.
• Mr Kaulitz, il faut que vous preniez votre douche.
• S'il vous plait, appelez moi Tom, je n'ai que 19 ans, Mr Kaulitz c'est pour mon père.
• Très bien, moi c'est Alicia.
• Enchanté !
• De même ! Bon maintenant que les présentations sont prête, faut que vous, vous douchez, désirez vous de l'aide ?
• Je pense que je pourrez le faire tout seul !
• Ok, les produit sont là, je reviens dans une quinzaine de minutes, est ce que c'est bon ?
• Oui.
• Ok à toute à l'heure.
Elle fait demi tour. Mon regard baisse légèrement. Hum, elle est bien foutue avec son léger déhanchement super sexy. Ça devrait interdit des infirmières super sexy comme ça. En tout cas, vos mieux ça qu'une grosse truie qui pue de la bouche. Enfin bref, je me lève tant bien que mal, en essayant de ne pas m'appuyer sur mes bras, ce qui est une chose difficile. Je me dirige dans la salle de bain qui est vraiment petite et hideuse. Non mais c'est quoi ces murs en verre caca d'oie. Beurk. C'est moche. Enfin bref, je défais cette chemise en papier qui me recouvre que la moitié du dos. Génial, je suis à poil dessus, ça veut dire que si je me levais on pouvait voir mon cul. Cool. Heureusement que je ne me suis pas levé avant. Je vais dans le coin qui est réservé à la douche. Il n'y a même pas de paroi. Je soupire dès que l'eau chaude touche ma peau. Je me lave en faisant bien attention à mes bras. Je me sèche doucement et ressors avec un boxer et un tee-shirt que j'avais pris avant d'aller à la douche. Heureusement que ma mère m'a prit des affaires et que j'ai pas à dormir dans cette chemise en papier affreuse. Je crois que ça m'aurait tellement gonflé que j'aurais dormi nu. Je sors de la salle de bain et trouve Alicia entrain de m'attendre sur le fauteuil.
• La douche vous a fait du bien ?
• Oui beaucoup même mais s'il vous plait, tutoyer moi, j'ai l'impression d'être un vieux croûton.
• Ok mais toi aussi alors, je n'ai que 21 ans après tout et je peux te dire que tu n'es pas un vieux croûton ! Dit elle me regardant de haut en bas.
• Merci !
• Bon je vais te faire tes bandages. Dit elle en se levant. Surtout tu me dis si je te fais mal.
Je hoche la tête pendant qu'elle me bande les bras. Ça fait un peu mal mais rien de bien méchant. On discute encore un peu. J'apprends beaucoup de chose sur elle. Une dizaine de minutes après elle part mais reviens quelques minutes plus tard avec un plateau repas et repars. J'essaie de manger ces trucs non comestibles. J'y renonce, je pousse le plateau de repas et m'allonge. Qu'est ce que je peux faire ? Rien je m'ennuie. En plus, je n'ai pas mon portable. Pff c'est chiant. Je ferme les yeux en essayant de trouver le sommeil après cette journée émouvante. J'entends la porte s'ouvrir. Sûrement Alicia pour voir si je mange. Mais bizarrement, je n'entends pas de bruit de plateau. Une odeur enivre la pièce. SON odeur. Je n'ouvre pas les yeux, je ne veux pas le voir. Il s'assoit sur mon lit et dépose un bisou sur mon front, un an que je n'avais pas eu de contact avec lui.
• Je sais que tu m'en veux, je suis vraiment désolé de t'avoir fait souffrir Tom. Je t'aime grand frère.
Il dépose un autre bisou sur mon front et se lève du lit. Je l'entends partir. La porte se referme. Pourquoi Bill est venu ? Je ne sais pas. Je finis par ouvrir les yeux et me tourner vers la fenêtre. Je regarde Berlin s'éteindre peu à peu. Mes yeux commence à se fermer et finissent par se fermer. Mais une seule image apparaît...Bill.